Une Femme, Un Modèle #13

Hello!

A l’occasion du 52ème anniversaire de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) promulguée par l’ONU et l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) le 31 juillet 1963, je vous invite aujourd’hui à faire un focus sur les femmes qui nous inspirent et qui n’ont pas peur de relever des défis pour le continent africain.

La femme que je vais vous présenter aujourd’hui est de celles qui se mobilisent activement pour la promotion du leadership des femmes en Afrique et au sein de la diaspora…

Bonne découverte.

 

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1. Présentation.

Je suis Marianne, j’ai la quarantaine et je suis chercheuse associée experte sur l’Afrique du Sud au Laboratoire “Les Afriques dans le Monde” (LAM) de Sciences Po Bordeaux. J’habite Bordeaux.

 2. Profession.

La profession de Chercheur associé consiste à faire de la recherche universitaire tout en participant à divers colloques, conférences, séminaires en France et à l’étranger, voire donner des cours. C’est un travail que j’exerce essentiellement de chez moi, quand je ne suis pas à la bibliothèque.

J’avoue que mon cadre idéal est mon domicile, où je fais ce qu’on appelle dans mon cas de la veille sur l’Afrique en général et l’Afrique du Sud en particulier. Je “surveille” ce qui s’y passe afin d’alimenter les articles scientifiques ou pas que j’écris, les interviews que les médias me demandent de manière plus ou moins régulière, en fonction de l’actualité dans ce pays. C’est également une profession qui demande d’être constamment entrain de lire, de réfléchir, d’écrire. Officieusement, j’aide également les étudiants, notamment ceux qui sont en 3ème cycle. J’essaie de me rendre disponible quand cela est possible.

Outre le fait d’être Chercheur associé, je dirige une association nommée l’African Women Leadership Colloquium (AWLC) qui est porteuse de projets sur le Leadership des Femmes en Afrique et dans la Diaspora, notamment des projets de colloque sur cette thématique. Je ne travaille pas toute seule naturellement. J’en dirai un peu plus par la suite…

Je suis également consultante auprès de certaines institutions et médias de par ma spécialisation.

 3. Pourquoi avoir choisi ce métier ?

A la lecture de votre question, je me rends compte que je ne sais pas si j’ai choisi ce métier ou c’est ce dernier qui s’est imposé à moi. Je ne sais qu’une seule chose: Plus jeune, je voulais travailler sur un pays d’Afrique. En fait, je crois que je n’exerce pas un métier, mais une passion.

J’aime partager mon savoir, assouvir ma curiosité, réfléchir à l’évolution du continent africain et comment rapprocher les africains, la diaspora et les afro-descendants, dont je suis issue (moitié Martiniquaise par ma maman et Guyanaise par mon père).

 4. Parlez-nous d’une journée type.

Je n’ai pas de journée type en fait. Je peux être prise d’une crise d’écriture aiguë et ne faire que ça, ou bien lire toute une journée et parfois souffrir d’un gros blocage, qu’on appelle dans mon jargon, la peur de la page blanche (ce qui est normal).

En fait, contrairement aux idées reçues, un chercheur ne s’assoie pas forcément entre 9h00 et 18h00 pour écrire ses articles ou ses ouvrages. Il est question d’inspiration à un moment donné et parfois à des moments incongrus. Nous sommes parfois des “êtres” étranges dans notre façon d’exercer notre profession.

Mon autre vie professionnelle est sans doute beaucoup plus technique, voire bureaucratique: Recherches de partenaires, des bailleurs de fond pour monter ce type de projet, diriger une équipe (et dans ce cas précis ça n’a pas été simple parque ce nous étions tous dans des pays différents).

 5. Quel est votre parcours universitaire ?

J’ai un doctorat en sciences politiques, et comme je l’ai dit plus tôt, avec une spécialisation sur l’Afrique du Sud et plus exactement sur le leadership du Congrès National Africain (ANC) depuis ses origines et donc la construction d’un réseau d’influence à tous les niveaux. Pour résumer: Qui est qui au gouvernement et Pourquoi les nominations et naturellement les conséquences.

Avant cela, après un Bac technique (Eh oui! on peut avec beaucoup de courage), j’ai fais des études d’histoire pour me diriger en études africaines et donc en sciences politiques. Ces disciplines étant complémentaires.

J’avoue que, n’ayant pas suivi un chemin dit classique, cela a été dur mais en regardant en arrière, je me dis tous les jours que cela valait le coût, même si j’ai sans doute beaucoup plus travailler que les autres.

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J’ai tenté certains concours, je n’ai pas été reçue et franchement ce n’est pas grave, il semblerait que je ne sois pas faite pour ce type de procédure. Je suis rentrée à Sciences Po Bordeaux en 5ème année sur dossier et parce que je travaillais déjà sur l’Afrique du Sud et qu’à l’époque, mon laboratoire de recherche acceptait d’être un endroit de sciences pluridisciplinaires.

La Science politique doit, selon moi, être compatible avec toutes les disciplines en sciences humaines et sociales, pour nous permettre de mieux appréhender nos “objets d’étude”. Mais ceci n’engage que moi. Mes collègues politologues ne pourraient sans doute pas être d’accord avec moi (Rires) !!

6. Quelles sont les difficultés rencontrées durant votre parcours ?

Comme je l’ai sous-entendu un peu avant, mon profil atypique (bachelière d’une section technique et non classique) a sans doute été une de mes grandes difficultés. Le passage de la fac d’histoire et à Sciences Po a été également un choc pour moi, mais pas insurmontable. La preuve d’une discipline à l’autre sans problème.

La discrimination a été également un problème; une discrimination qui ne disait pas son nom et jusqu’à maintenant que beaucoup refusent de voir ou prétendent ne pas voir. Cependant, je n’ai jamais voulu m’arrêter là-dessus, bien au contraire, c’est devenu paradoxalement, ce qui m’a aidé à me battre et me construire pour être celle que je suis aujourd’hui.

A part ça, il n’y a pas de véritables difficultés qui ne peuvent pas être surmontées si nous sommes vraiment courageuses ou courageux.

7. Quelles sont les avantages de cette profession ? Les inconvénients ?

Les avantages sont que je suis en quelque sorte mon propre patron, je peux travailler à mon rythme en me faisant plaisir. Je n’ai pas vraiment d’heures fixes, je peux travailler toute une journée ou alors passer une nuit blanche. Comme je l’ai dit, c’est une question d’inspiration. Ceci signifie en fait, que c’est mon cerveau qui décide parfois à ma place, quand il considère qu’il est arrivé à maturité en ce qui concerne le développement d’une réflexion intellectuelle cohérente et originale. C’est très dur à expliquer finalement.

Le partage de mon savoir, de mes compétences est un de mes plus grands plaisirs. Rencontrer des collègues à travers le monde et créer un réseau de professionnels, qui parfois finissent par devenir des amis avec partager la même vision du monde et les mêmes valeurs.

Les plus gros inconvénients sont : un travail solitaire quasiment permanent, au point parfois de se transformer en ours (ou oursonne) “mal léché”. Le doute permanent qui habite tout chercheur. Je suis de ces personnes qui se remettent constamment en question. Je ne sais pas si c’est un avantage, ou un inconvénient, mais je sais que pour l’entourage ce n’est pas toujours facile d’avoir un être torturé dans ses moments de réflexion intellectuelle. Pour palier cette solitude, il faut absolument avoir autre chose à faire à côté, d’où mes autres “professions”.

 8. Et pour la vie de famille ?

Une vie de famille demande à ce que le compagnon, voire la famille dans son ensemble, sachent dès le départ que le travail de chercheur n’est pas, contrairement aux apparences, une profession de tout repos. Cela demande beaucoup d’investissement et surtout de patience pour l’entourage. Avoir face à vous quelqu’un qui lit ou écrit tout le temps n’est pas toujours simple, surtout quand il faut l’obliger à sortir et prendre des pauses. Je ne parle même pas des “humeurs rochons” de celle ou celui qui rédige un article; je suis le prototype même de “l’oursonne mal léchée” durant ces périodes. Mais si je réponds encore à vos questions, c’est que finalement mon entourage est particulièrement patient, m’aime et me soutient surtout quand il me voit à la télévision ou m’entend à la radio et lit mes écris; je suis pardonnée (Rires).

 9. Votre place de femme dans ce milieu ? Comment la vivez-vous ?

Etre une femme dans ce milieu n’est pas très simple et encore pire lorsqu’on est une femme noire (il ne faut pas être naïf, il y a du sexisme et du racisme également dans ce milieu). J’en parle sans tabou car, de part ma spécialisation, on me prête souvent des intentions fallacieuses car finalement on ne sait pas toujours où me situer. Je suis une jeune femme d’origine antillo-guyanaise et je travaille sur un pays d’Afrique qui semble-t-il n’aurait aucun rapport avec moi.

Je dois prouver d’un côté, que je suis une “bonne noire” acquise à la cause, et de l’autre je dois être une “bonne française” qui doit raisonner avec des yeux d’Occidentale quand elle doit tenir un raisonnement particulier sur le continent africain et plus spécifiquement sur l’Afrique du Sud. Mon côté atypique est, selon les contextes, un avantage ou un inconvénient.

J’ai appris à dépasser cette vision qu’on a de moi. Je suis avant tout une scientifique qui, à un certain moment, n’est ni une femme, ni noire, ni blanche … juste une intellectuelle qui a des prises de positions en toute objectivité, qui pratique le pragmatisme dans ses analyses (MERCI! NDLR). Il n’y a que comme ça que je peux vivre et évoluer en tant que femme qui doit s’affirmer constamment.

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A savoir si les femmes sont solidaires entre elles; je serais heureuse de répondre OUI, mais franchement j’en arrive parfois à douter. J’avoue que j’ai plus de faciliter à travailler avec des hommes dans le cadre professionnel. Cependant, il m’est arrivé de percevoir cette solidarité et je la vis en ce moment dans le cadre de mon association. Cependant, ce sont majoritairement des hommes qui ont répondu présents pour monter ce projet de colloque. Je souhaiterais de tout mon cœur que les choses changent … Croisons les doigts.

 10. Quels sont les conseils que vous pourriez donner à une jeune fille qui aimerait faire la même chose que vous ?

Mes conseils :

  • Avoir du courage, il en faut surtout dans des moments où l’on se décourage facilement ;
  • La patience car rien n’est acquis ;
  • Ne laisser personne la décourager et croire en ses rêves, même s’ils paraissent fous ;
  • Ne jamais laisser qui que ce soit lui dire qu’elle est nulle parce que femme et noire ; et
  • Se trouver un mentor (homme ou femme).

En résumé avoir la FOI en ses capacités et en cela il faut puiser au plus profond de soi pour y parvenir, car personne ne le fera à sa place.

11. Quel était votre modèle  quand vous étiez plus jeune ? Et pourquoi ?

Mes modèles vous devriez dire : Ma mère et ma grand-mère maternelle. Je n’en dirais pas plus.

12. Quel est votre produit beauté chouchou ?

Si quelqu’une pouvait me conseiller, j’en serais très heureuse. J’ai énormément de mal à me maquiller, je l’avoue. Je ne dirais pas que je suis une calamité mais parfois j’aimerais être aussi douée que les autres femmes pour me mettre en valeur. Mais je fais un effort pour prendre soin de moi surtout le week-end.

 13. Parlez-nous de l’African Women Leadership Colloquium.

Mes futurs projets ont naturellement un lien avec l’African Women Leadership Cooloquium, qui a organisé un colloque sur le leadership des femmes en Afrique et dans la diaspora, à Yaoundé le 24 au 26 juin 2015 avec 4 autres institutions universitaires dont deux sud-africaines, la Thabo Mbeki African Leadership Institute (TMALI), de l’University of South Africa (UNISA); la Turfloop Graduate School of Leadership (TGSL) de l’University of Limpopo; et deux institutions camerounaises – Département d’histoire de l’université de Yaoundé I et la Faculté des Sciences Juridiques politiques de l’université de Dschang.

Ce projet a été imaginé vers la fin 2013 au cours d’un colloque auquel j’avais participé à Yaoundé. J’avais été assez impressionnée par cette soif de savoir de ce que j’appelle les “chercheurs juniors” (les doctorants).

En outre, au cours d’une discussion endiablée, je me suis rendue compte que les filles avaient tendance à rester en retrait pour écouter et observer, au lieu de rentrer dans le débat de manière musclée. J’ai également été consciente des difficultés de ces futurs docteurs à profiter de la documentation la plus récente pour leur projet doctoral.

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L’autre raison est qu’en tant que femme noire je suis profondément consciente que si nous voulons avoir notre place au soleil, il nous faut l’arracher et ne pas attendre qu’on nous la donne.

Nous faisons partie de la société civile, nous représentons plus de la moitié de la population en général et plus particulièrement en Afrique, il est utile de monter nos propres projets. Enfin, travaillant sur l’Afrique du Sud, je suis profondément influencée par la philosophie de la Renaissance Africaine prônée par l’ex-président dont je connais bien le parcours. Il était donc évident pour moi, qu’il était possible de lier la thématique sur le genre, le leadership et la Renaissance africaine. J’ai donc lancé ce pari fou de faire travailler différents professionnels issus de différents pays d’Afrique et de la diaspora poussant jusqu’au afro-descendants, dont je suis la représentante.

Je dis un pari fou parce que nous avons travaillé à distance, en réseau ; ce qui n’a pas toujours été facile, car ayant des manières différentes de travailler. Avant que je m’en rende compte, je dirigeais une équipe issue de l’Afrique francophone et anglophone avec toutes les contraintes que cela apporte.

J’avoue que cette expérience a été très formatrice humainement et professionnellement parlant. Si cette première édition au Cameroun a été un véritable succès c’est grâce à cette équipe. Nous y avons associé les “chercheurs juniors” car il était important d’avoir leurs points de vue. Cette association n’a pas que vocation que d’organiser un colloque tous les deux ans dans une autre capitale africaine (nous avons imaginé un colloque nomade), elle doit être la plate-forme pour regrouper les meilleurs chercheurs, experts, et professionnels sur cette question du genre.

Les “chercheurs juniors” doivent absolument y prendre part car il est important qu’ils aient accès à ces différents professionnels. L’autre aspect est de les aider dans la manière du possible à chercher des financements ou bourses dans le cadre de leurs études doctorales ; d’ailleurs un de mes “protégés” au Cameroun, a obtenu une bourse pour faire sa thèse dans une des meilleurs universités sud-africaines (Stellenbosch University au Cap), juste parce que je l’ai mis en contact avec un professeur qui m’a servi de mentor et qui maintenant le sera avec lui. Nous visons les chercheurs juniors doués issus de familles modestes ou très modestes.

Mes collègues et moi-même n’avons pas toujours pu faire nos études dans de bonnes conditions, donc il est important d’aider nos cadettes et cadets parce qu’un jour quelqu’un nous a tendu la main. Ce fut mon cas. Outre le professeur dont je parlais peu avant, j’ai eu un mentor sud-africain qui m’a profondément marquée. Je n’ai pas pu lui donner un exemplaire de ma thèse, parce qu’il est trop tôt disparu. Mais je sais qu’un jour il m’avait dit qu’un jour je devrais aider quelqu’un comme il l’avait fait avec moi; c’était tout ce qu’il acceptait de ma part comme remerciement. Alors pour honorer sa mémoire et parce que le continent africain m’a beaucoup donné et me donne encore énormément, j’ai décidé de mener une telle action sur du long terme.

Je suis à peine revenue de Yaoundé que nous avons mis les choses en route pour mener une autre action au Cameroun; en effet, entre les deux ans, nous nous sommes fixés le but de rendre nos activités pérennes dans le pays d’accueil du Colloque, en organisant des conférences et surtout des ateliers de réflexion.

Nous sommes entrain de travailler, outre nos réflexions entre scientifiques, sur 3 ateliers :

  1. Nous pencher sur la question de l’éducation des filles pour leur éviter les mariages précoces.
  2. La question du handicap chez la femme en Afrique ; il s’agit d’un sujet de prédilection de mon collègue et ami, le Professeur Serges Kamga, qui au cours de son intervention durant le colloque de Yaoundé, nous avons fait prendre conscience de l’urgence pour la prise en compte de ces personnes.
  3. L’association va parrainer un petit orphelinat, pour tenter de donner les mêmes chances que les autres enfants et notamment les petites filles.
  4. Une photothèque sur l’histoire des pagnes à travers l’histoire de l’Afrique et plus particulièrement la journée internationale de la femme au Cameroun. Nous tenterons de faire venir des chercheurs qui travaillent sur cette question du pagne.

Pour l’instant voilà ce que je peux révéler.

 14. Quel est votre vision du féminisme ? Pourquoi ?

Le féminisme selon moi ne doit aucunement exclure la gente masculine ; ce serait une grave erreur. Je ne suis une féministe forcenée puisqu’il m’arrive également de défendre la cause des hommes. Je tiens à être juste mais ferme. Je dénonce régulièrement les attitudes paternalistes qui m’insupportent au plus haut point, le machisme qui est de plus récurent face à la monté en puissance du leadership des femmes. Par contre, je suis la première à applaudir le soutien des hommes. Nous ne gagnerons le combat que s’ils sont avec nous et non contre nous !

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15. Votre lien avec l’Afrique et les Antilles ?

Mes liens avec l’Afrique ne sont pas que professionnels. Dans ma famille, nous avons une Togolaise, j’ai une famille élargie sénégalaise, mes meilleurs amis viennent du continent africain et j’ai partagé les galères de la thèse avec eux au Centre d’Afrique Noire (CEAN), aujourd’hui le LAM de Sciences Po Bordeaux……….

Mon histoire familiale, du coté maternelle, est également une partie de l’histoire de l’Afrique ; mais je n’en dirai pas plus.

A travers cette rubrique, j’ai choisi de vous parler de réussites, d’espoir, de rêves concrétisés, de celles qui se sont vouées et se vouent encore à représenter une femme forte, émancipée, chef de famille et résolument moderne.

De Maya Angelou à Michelle Obama, en passant par Toni Morrison, Chimamanda Ngozi Adichie, et d’autres femmes moins connues comme Marianne aujourd’hui, toutes ces femmes noires ont marqué et marquent l’histoire, celle qui nous fait avancer.

Aujourd’hui, la relève est sans aucun doute assurée. A notre petite échelle, nous voyons déjà des voix s’élever ici et là pour défendre les droits de la femme, pour faire de la femme noire, partout où elle se trouve, une femme débarrassée des clichés, bien dans sa peau et dans son corps, entrepreneure, et arborant fièrement son émancipation dans sa diversité.

Voilà, c’était tout pour aujourd’hui…

Encore merci mille fois à Marianne pour cet interview! Pour en savoir plus sur l’association qu’elle dirige, c’est ICI !!!

Bon WE et excellentes vacances pour les plus chanceux-ses!

A très vite j’espère!

4 Comments

  1. Article vraiment au TOP! Ça fait vraiment plaisir de voir qu’il y a des femmes noires qui revendiquent leurs origines (antilles-afrique)! De plus, ton article permet également de découvrir un autre domaine professionnel qui n’est vraiment pas répondu du moins pas en France!
    Merci pour cet article!

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