Une Femme, Un Modèle #8

Hi EveryOne!

Ca y est le mois de février est terminé ! Fini le froid, la pluie et les rhumes d’hiver (du moins je l’espère!)…Place au mois de mars, au printemps et aux jours plus ensoleillés.

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai fortement besoin!

C’est avec plaisir qu’aujourd’hui, je partage avec vous le portrait d’une jeune femme brillante, ambitieuse qui partage sa vie entre Paris et le continent africain!

Bonne lecture.

Intervention France 24
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Présentation. 

Je m’appelle Haby, je suis journaliste et je vis à Paris.

Profession.

Je suis journaliste au sein de l’hebdomadaire Jeune Afrique, lui-même basé à Paris, depuis deux ans.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

À vrai dire, je ne saurai pas l’expliquer. Je ne me suis jamais vraiment posée la question.

Ce n’est pas un métier que je rêvais forcément d’exercer lorsque j’étais enfant, comme tant d’autres, ni une espèce de vocation mystique, donc je n’ai pas d’explication toute faite.

En 2007-2008, après une année de Master Finance, durant laquelle je m’étais profondément ennuyée, j’ai décidé de m’arrêter un an, afin de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire. J’effectue alors un stage aux Relations presse dans une grande banque française (dans mon esprit, le département le moins « financier » de l’entreprise), et là je me rends compte que j’aimerais bien être de l’autre côté, de celui des journalistes qui appellent à longueur de journée mes supérieurs hiérarchiques pour les bombarder de questions et leur provoquer parfois des poussées d’urticaires.

Le côté « poil à gratter », c’est ce qui m’a plu dès le début. Du coup, j’enchaîne avec un stage chez Direct8, une chaine de la TNT, devenue D8 aujourd’hui, au sein d’une équipe formidable qui m’a véritablement donné envie de faire ce métier. Et tout s’est ensuite enchaîné!

Parle-nous d’une journée type.

Il n’y a pas vraiment de journée type dans le journalisme, et c’est aussi pour cela que ce métier est génial:

  • Lorsque je suis en France : au réveil, c’est consultation des mails et de l’actualité en écoutant la radio ou la télévision. J’arrive à la rédaction vers 9H/9H30 et là aussi, je commence d’abord par m’informer, lire la presse du jour. Et ensuite, tout dépend… Comme on travaille très souvent sur plusieurs « papiers » (articles) à la fois, tout dépend de l’urgence, de celui qu’il faut rendre le plus rapidement possible, soit par ce qu’il doit paraître dans le prochain numéro du magazine, soit par ce que l’actualité se précipite et qu’il faut la couvrir, la suivre. Coups de fil, interviews, lecture d’articles, de livres, discussions avec les confrères : il s’agit d’obtenir toutes les informations nécessaires pour écrire ensuite notre article.
  • Lorsque je suis en Afrique, en reportage, le fonctionnement est un peu différent : Comme nous sommes généralement sur place une semaine voire dix jours, on enchaîne les déplacements, visites, rendez-vous, interviews, afin de profiter au maximum du temps passé sur place et recueillir le maximum d’informations et d’analyses.

EnGuinée
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Quel est ton parcours universitaire ? 

Après le Bac, j’ai fait Sciences-Po Paris – collège universitaire (3 ans) + un Master Finance et Marketing & Etudes (2 ans) – avec, comme je disais une année de césure entre mes deux années de Master et une année d’étude à Toronto, au Canada.

Quelles sont les difficultés rencontrées durant votre parcours ?

Je n’ai pas vraiment eu de difficultés pendant mon parcours universitaire, c’est même une période de ma vie que j’ai adorée. Ensuite j’ai enchainé les stages et j’ai trouvé rapidement un boulot, puis un CDI, donc je n’ai pas vraiment à me plaindre.

Quelles sont les avantages de cette profession ? Les inconvénients ? 

Les choses que j’apprécie le plus : les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas. Tout simplement parce que les sujets sur lesquels nous travaillons et les personnes que nous rencontrons sont toujours différents.

C’est un métier-éponge : autrement dit, on engrange beaucoup d’informations, que l’on doit restituer afin que ces dernières soient compréhensibles, vérifiés, agréables à lire, intéressantes….C’est passionnant!

Ce que j’apprécie le moins : c’est un milieu, un métier où le réseau, les connaissances, comptent énormément.

Résultat : la diversité (qu’il s’agisse des minorités visibles ou des différences de mentalités, de parcours, de milieux sociaux etc…) est très réduite. Les médias sont souvent les premiers à dénoncer le manque de diversité dans tous les secteurs de l’économie, ou en politique, mais ils sont souvent les premiers concernés.

Et pour la vie de famille ?

Pour le moment, je n’ai pas d’enfant donc tout se passe bien.

Ta place de femme dans ce milieu ? Comment la vis-tu ? 

Il y a beaucoup de femmes dans le milieu.

En ce qui concerne la presse écrite en tous cas, et les rédactions dans lesquelles je suis passée, les femmes étaient assez solidaires.

Alors bien sûr, comme dans d’autres secteurs, il y a encore des progrès à faire en ce qui concerne la parité et le machisme de certains de nos confrères, mais il y a pire.

Je vais autant en reportage que les « mecs » de ma rédaction, nous travaillons sur des sujets différents, parfois ensemble, souvent seule. Le tout est de ne pas accepter de se faire mettre dans une case, où l’on vous filera uniquement un certain type de sujets jugés « féminins » par les esprits archaïques (santé, sujets de sociétés, questions de genre, sujets légers etc…).

Quels sont les conseils que tu pourrais donner à une jeune fille qui aimerait faire la même chose que toi ?

De foncer, mais d’être consciente qu’effectivement c’est un milieu assez fermé, notamment lorsqu’on est issue de ce grand « monde » dit de la diversité.

Il faut donc viser les meilleures écoles de journalisme et blinder son CV en stages et en petits jobs dans le milieu, pour multiplier expériences et rencontres professionnelles.

Quel était ton modèle quand tu étais plus jeune ? Et pourquoi ?

J’aimais beaucoup Mémona Hintermann, qui était jusqu’à très récemment encore, grand reporter chez France Télévision et est maintenant au Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA).

Je ne la connais pas personnellement mais je me souviens d’elle à la télévision, couvrant des situations très difficiles dans divers pays au Moyen-Orient notamment. Je me souviens de sa voix, très belle, et de son phrasé assez particulier.

Elle m’a beaucoup marquée, tout comme mon professeure de Français au Lycée, Madame Succar Marie-Claude, une bretonne africaine au caractère bien trempé, qui m’a aidé dans beaucoup de mes choix, tant au niveau scolaire que personnel.

As-tu souffert de ne pas avoir de modèle à un moment donné dans ta vie? 

Non, pas vraiment.

J’ai toujours eu et ai toujours des modèles, des femmes à qui je voulais ressembler. Et puis il y a tant de femmes noires qui réussissent, connues ou non d’ailleurs, en Afrique, en Europe ou aux Etats-Unis, de Oprah Winfrey aux Etats-Unis à Cécile Kyengé en Italie, en passant par Evelyne Tall au Sénégal, ou Ngozi Okonjo-Iweala au Nigéria, Fatou Bensouda la gambienne, etc…

CECILE KYENGE
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Quel est ton produit beauté chouchou ? 

Pour les évènements, j’aime bien le Touche éclat d’Yves Saint-Laurent. C’est magique…

Le geste beauté de tous les jours est assez simple, ou peu original : je sors très rarement sans un trait de eye-liner ou de khôl dans les yeux.

Quel est ton lien avec le continent africain ? 

Alors je suis africaine, mes parents aussi, je travaille sur l’Afrique et vais très souvent sur le continent.

Donc c’est un lien très fort. A tel point que j’ai parfois du mal à revenir à la fin de mes reportages.

Travailler en Afrique est un peu addictif, plus on y va, plus on a envie d’y retourner!

Voili, voilou!

J’espère que ce portrait vous a plu et qu’il pourra motiver certaines dans la poursuite d’un projet tourné vers le journalisme!!!

Merci à Haby pour sa contribution.

Be connected…

A très vite.

A

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