6 icônes féminines qui nous prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour se réinventer

Encore trop souvent, Internet nous donne l’impression de trop glorifier une certaine forme de « jeunisme », en voulant gommer tout signe de l’âge et avec l’utilisation à outrance de photoshop ou autres applications du genre, dans le but de mettre en valeur des profils certes remarquables de personnes toujours très (voire trop) jeunes.

Cependant, dans le cas de certaines femmes influentes, le succès n’est pas toujours venu très tôt.

Voici six femmes au succès remarquable qui ont vu leur carrière décoller vers 40 ans, voire un peu plus tard…

Tout vient à point à qui sait attendre comme on dit, non?

Vera Wang

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Longtemps avant que Vera ne devienne la styliste des robes de mariées « haute couture » et branchée dans la série « Sex and the City », elle était patineuse artistique. Non, vraiment, en 1968 et 69, Vera et son partenaire sportif ont remporté des Championnats nationaux américains (d’ailleurs, en 2009, elle a été honorée par le U.S. Figure Skating Hall of Fame (Union nationale consacrée au patinage artistique); mais au moment où elle est diplômée de l’Université Sarah Lawrence, avec un Master en Histoire de l’Art, Vera décide de se consacrer à la mode.

Peu de temps après l’obtention de son diplôme, elle commence à bosser chez Vogue, se frayant un chemin jusqu’à l’obtention d’un poste de rédactrice mode senior à tout juste 23 ans. Vera occupera ce poste pendant 15 ans, en évoluant vers un poste de Directrice design des accessoires chez Ralph Lauren.

Mais ce n’est qu’à partir de 1989, quand Vera était âgée de 40 ans et organisait son mariage, qu’elle a envisagé l’idée d’ouvrir sa propre boutique de robes de mariées. Frustrée par le manque d’originalité et de « design » des robes pour jeunes mariées, Vera a finir par esquisser et concevoir sa propre robe de mariée , qu’elle a faite pour 10,000 $.

En 1990, grâce à son père, Vera ouvre sa première boutique de robe de mariées à l’Hôtel Carlyle à New York. Quinze ans plus tard, Vera a des boutiques partout dans le monde, y compris en Corée du Sud et en Australie et emploie environs 200 personnes.

Julia Child

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Un truc assez marrant: Julia Child n’a appris à cuisiner qu’à l’âge de 36 ans…

A la base, son ambition était d’écrire des romans. Elle a essentiellement écrit des courts essais et des nouvelles, qu’elle a soumis régulièrement, y compris pour The New Yorker. Malheureusement, aucun de ses textes ne sera publié.

Après la fin de ses études au Smith College et un déplacement vers New York, Julia a travaillé dans la publicité pour une entreprise de mobilier domestique. Mais plus tard, elle se fera renvoyée pour « insubordination grave ».

Comme la Seconde Guerre Mondiale avait commencé, Julia devient bénévole pour un nouveau service fédéral de renseignement à Washington D.C., en tant que chargée de recherches. Son travail consistait à voyager dans le monde entier, dans des pays comme la Chine ou le Sri Lanka et à transporter des documents classés « top secret » entre des fonctionnaires américains et des agents de renseignements.

Après que son époux soit placé à l’Ambassade américaine de Paris, Julia prend des cours de cuisine française pendant six mois au Cordon Bleu à Paris. C’est là qu’elle fait la connaissance de Simone Beck et Louisette Bertholle, ensemble ces trois femmes créent leur propre école de cuisine, appelée l‘Ecole de Trois Gourmandes. Plus tard, la trinité a vendu un livre de cuisine en deux volumes,  « Mastering the Art of French Cooking » pour la somme de 751 $ en 1961. Le livre serait un best-seller pendant les cinq années qui ont suivi.

C’est un an plus tard que Julia réalisera pleinement son succès, grâce à son cooking show, « The French Chef », sur la chaîne américaine de télé WGBH (basé à Boston). Peu de temps après, le show « The French Chef » sera diffusé sur 96 stations partout aux Etats-Unis. Julia avait 40 ans.

Nina Zagat

Les critiques des restaurants du célèbre Zagat ont commencé loin du secteur de la restauration. En 1979, Nina et son mari étaient avocats diplômés de la faculté de droit de Yale, qui déménagent à Paris pour le travail.

Arrivés sur Paris, Nina prend des cours de cuisine au Cordon Bleu, tout en travaillant au sein du cabinet d’avocats Shearman & Sterling LLP. Tim s’était auto-évalué de « gourmet », avant qu’il y aient de véritables « foodies ».

Ensemble, ils ont commencé à compiler de brefs résumés de restaurants à Paris. Quand le couple retourne à New York, ils commencent à demander à leurs amis des avis et critiques de restaurants. Dès le début des années 80, ils ont transformé l’idée en business et ont publié leur premier guide en 1982.

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Trois ans plus tard, le guide Zagat a presque surpassé le guide gastronomique du New York Times. La vente annuelle de ces guides passe rapidement de 40.000 à 75.000 exemplaires. Le Zagat s’étend alors à d’autres villes comme Los Angeles, San Francisco et Chicago et engrange encore plus de succès.

En 1987, Tim quitte le barreau pour se concentrer sur ce business à temps plein. Nina fait de même en 1990, à l’âge de 48 ans. En 2011, Google achète Zagat pour la somme de 125 millions de $.

Viola Davis

Sans surprise, Viola avait le profil pour la scène.

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Elle a obtenu un diplôme formant aux métiers du théâtre et a continué d’étudier à la Juilliard School à New York. En 1996, à l’âge de 31 ans, elle fait ses débuts à Broadway avec un rôle de premier plan dans « Seven Guitars ». En 2001, elle remporte son premier Tony Award pour son travail dans le dramatique « King Hedley II ».

Elle a alors commencé à apparaître à la télévision, avec de petits rôles dans « City of Angels » et « Law and Order ». De très petites parties de longs métrages, comme son rôle quasiment silencieux dans « Antwone Fisher », pour lequel elle reçoit un prix (Independent Spirit Award nomination).

Sa carrière va prendre un tournant grâce à sa prestation face à Meryl Streep dans le film « Doubt » en 2008. Pour cette performance, Viola reçoit une nomination pour l’Oscar du Meilleur Second Rôle féminin. Elle avait 43 ans.

Entre temps, son rôle dans le film « The Help » aurait pu lui valoir l’Oscar de la meilleure actrice. Dans ce film, Viola incarne Aibileen Clark, une domestique noire qui contribuera à faire connaître la condition des domestiques dans l’Amérique ségrégationniste des années 60.

Aujourd’hui, Viola joue le rôle vedette d’Annalise Keating dans la série « How To Get Away With Murder » sur ABC.

Toni Morrison

Avant que Toni ne gagne pratiquement chaque prix littéraire dans le monde anglophone (elle a obtenu le prix Pulitzer et un prix Nobel de littérature), elle rédigeait des livres pour d’autres personnes du mieux qu’ils pouvaient être.

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Dans les années 60, Toni était éditrice à la Random House, tout en étant mère célibataire de deux garçons. Avant cela, elle a enseigné l’anglais à la Texas Southern Université et à Howard University (là où elle obtient un diplôme avec une majeure en littérature classique). Elle est aussi diplômée de l’Université de Cornell, où elle fait sa thèse sur Virginia Woolf et William Faulkner.

A l’âge de 39 ans, le premier roman de Toni « The Bluest Eye » (L’Oeil le plus bleu) est publié. Bien que les critiques aient approuvé ce grand roman, il ne s’est pas bien vendu. Son roman suivant, Sula, a été nominé pour remporter le prix de l’American Book Award. Mais il faudra attendre la publication de son troisième roman, « Song of Solomon », que Toni va recevoir l’attention nationale et remportera le National Books Critics Award (Song of Solomon a été représenté dans un club aujourd’hui disparu nommé le Book-of-The-Month Club, le premier roman d’un auteur afro-américain à être choisi depuis 1940).

Elle avait 46 ans.

Lucille Ball

On a une fois demandé à la comédienne de quitter l’école d’art dramatique à cause de son échec à se produire.

Quand Lucy avait 15 ans, sa mère l’a envoyée dans une école d’art dramatique à New York, grâce à de très minces finances, elle était mère célibataire. Mais Lucy a trouvé l’entière expérience effrayante et intimidante, essentiellement parce que l’étudiante star de l’école était Bette Davis (on est d’accord!). L’école a écrit à la mère de Lucy en indiquant que « Lucy gaspillait son temps et le leur. Elle est trop timide et réticente pour se surpasser ».

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Lucy quitte l’école mais reste à New York, posant ici et là sous le nom de Diane Belmont. Au début des années 30, Lucy avait teint ses cheveux en blond et partit chercher du travail à Hollywood, et elle y a beaucoup travaillé. Elle a finalement fait son apparition dans plus de 70 films, de petits rôles et un surcroît de travail pour des rôles importants. Mais dans les années 40, Lucy ne parvenait toujours pas à obtenir les rôles de premier plan qu’elle voulait.

Dans le but de rediriger sa carrière, son mari Desi Arnaz, l’encourage à se lancer dans la radio. Lucy décrocha le rôle principal dans la comédie My Favorite Husband, son rôle a d’ailleurs intéressé la chaîne CBS pour métamorphoser la comédie en émission de télé.

Après de longues négociations, Lucy devient la première femme à la tête d’une entreprise de production de télévision, appelée Desilu; qu’elle crée pour conserver le contrôle créatif du « hit show »: « I love Lucy ».

Quand la première saison de « I love Lucy » est diffusée en 1951, Lucy avait 40 ans.

En définitive, quelque soit notre profil, si l’envie nous vient de réaliser un projet qui, à première vue, peut sembler difficile, l’essentiel est de se donner les moyens nécessaires pour y arriver, être patient et surtout ne jamais se décourager face aux difficultés ou commentaires négatifs… N’oubliez que votre premier et plus important sponsor, c’est VOUS-MÊMES !!!

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Sources:  6 Iconic Women Who Prove It’s Never Too Late to Reinvent Yourself

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2 Comments

  1. Coucou, ton article est super bien , il prouve que l’on peut réussir à tout âge et qu’il ne faut surtout pas abandonner. Continus comme ça, Bisous

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