Kidji's Book Club

« Queenie » de Candice Carty-Williams

Salut tout le monde,

Je viens de terminer le livre « Queenie » de Candice Carty-Williams. Tout d’abord, je dois avouer que j’ai eu envie d’acheter ce livre à cause de la couverture. J’aime la couleur orange et la photo de profil de la femme Noire représentée avec ses tresses coiffées en chignon. Bon voilà, j’ai jugé un livre juste à cause de sa couverture, sans même m’intéresser aux critiques. Ca aurait pu être une mauvaise surprise, mais heureusement, ce n’était pas le cas!

L’avantage de commencer un livre dont on ne sait rien, c’est que l’on a très peu d’attentes. Certes, je me souviens avoir vu ce livre sur certaines listes de bouquins à lire, Jennifer Padjemi en avait même parlé sur sa story Insta! (Merci Jennifer), donc je ne plongeais pas non plus de manière aveugle dans la lecture de ce livre mais je ne connaissais rien de l’intrigue ou du scénario de base.

« Queenie » est un livre sur le quotidien d’une jeune femme Noire britannique qui souffre d’une dépression et qui, au cours de l’histoire, doit composer avec les différents traumatismes survenus dans sa vie. Bon, pour la première partie du livre, j’ai eu l’impression de lire le journal de « Black Bridget Jones ».

Queenie Jenkins est une journaliste de musique de 25 ans qui vient tout juste de rompre avec son petit ami de longue date au début du livre. Afin de pouvoir surmonter ce « break », Queenie s’efforce de croire qu’elle va pouvoir récupérer Tom d’ici quelques mois. Elle se remémore tous leurs bons moments passés ensemble avant leur rupture.

L’histoire se déroule essentiellement à Brixton, dans les rues gentrifiées de Londres, au temps des applications de rencontres comme « OKCupid », des messages groupés sur WhatsApp et des emails un peu trop chauds envoyés au bureau, qui vont aboutir à une sombre histoire d’harcèlement sexuel.

Lentement, on comprend que le comportement de Queenie est autodestructeur! Elle souhaite tellement se remettre avec son ex Tom pour avoir le sentiment d’avoir un peu de stabilité dans sa vie que l’on ressent son profond mal-être. Elle a besoin d’un véritable accompagnement sur le plan psychologique.

A PROPOS DE L’AUTEURE: Candice Carty-Williams a écrit une histoire captivante et touchante dans ce livre. Queenie Jenkins est un personnage que je n’ai pas beaucoup vu dans la fiction contemporaine. Dès sa sortie, « Queenie » a été salué comme le livre de notre génération. L’auteure traite de sujets très lourds comme l’anxiété, l’insécurité, les micro-agressions, la sexualité et le désespoir sentimental.

La littérature contemporaine traite peu de sujets qui touchent des jeunes femmes noires en Occident dans leur milieu professionnel, aux prises avec des problèmes de santé mentale, mais aussi, en lien avec son identité de femme Noire en Grande-Bretagne.

En tant que fille d’immigrée vivant en Occident, quelles sont les relations que l’on entretient avec sa famille d’origine jamaïcaine?

Comment aujourd’hui, en tant que femme Noire, peut-on faire face au racisme sans passer pour une « Angry Black Woman »?

Comment en arrive t-on à avoir des relations sexuelles dégradantes qui nous font du mal mais que l’on accepte malgré tout?

Par ailleurs, ce livre nous rappelle l’importance d’avoir un entourage bienveillant pour pouvoir surmonter une dépression. Il est important de pouvoir s’appuyer sur des proches pour surmonter un moment difficile!

En d’autres termes, l’auteure aborde aussi le sujet de la dépression dans les communautés noires et nous demande si le fait d’être une femme Noire dans une société blanche peut rendre malade. En tout cas, c’est ce que j’ai compris de cette histoire. Au delà des questions d’identité et de race, le livre parle d’une jeune femme Noire qui vit à Londres et qui apprend à s’aimer! A se prioriser!

C’est ce qui m’a le plus plu dans ce livre: L’attention faite sur la santé mentale des femmes Noires. Queenie avait vraiment besoin d’une thérapie, mais au départ, elle préfère être dans le déni. Queenie a finalement pris le temps d’obtenir de l’aide et de travailler sur elle-même, malgré la réticence de sa grand-mère au début qui estime que « les Noirs n’ont pas besoin de thérapie! ». J’ai adoré le fait qu’elle brise cette barrière psychologique en ignorant les propos tenus par sa famille. Queenie s’est choisie! Elle a pris des mesures positives pour aller mieux grâce à un réseau de soutien solide et ça a fini par payer!

J’ai beaucoup apprécié ce livre. J’ai adoré suivre l’évolution de Queenie, son personnage est touchant et pertinent. Bon, je ne me suis pas reconnue en elle, mais elle pourrait être l’une de mes amies. Vous savez, cette amie qui fait des choses un peu folles par désespoir sentimental et par manque d’assurance, mais qui est toujours présente quand on a besoin d’elle!

A la fin du livre, je me suis vraiment attachée à elle, tout comme je m’étais attachée à Ifemelu dans « Americanah » et je me suis même surprise à l’encourager et à lire les dernières pages en souriant comme s’il s’agissait d’une bonne copine. Vous trouverez mon avis sur ce livre juste en-dessous!

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie : F.L.A.W.L.E.S.S.

Et vous? Avez-vous lu ce livre? Qu’en avez-vous pensé?

Quels sont les livres similaires que vous pouvez recommander?

A très bientôt!

kidji

"Always higher and further together!" N'ayons pas peur de rêver et de voir la vie en GRAND!
Kidjiworld est un blog qui vous fait rentrer dans mon univers.
Joyeuse et optimiste dans la vie, je tente de faire en sorte que cela transparaisse dans mes lignes que je vous livre ici.
A très vite!

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2 commentaires

  1. Ingrid a dit :

    Kidji encore une femme tu nous mets l’eau à la bouche suite à la lecture d’un livre. Je pense que certainement j’aurai été par le livre en voyant cette couverture. Toutefois, l’un des sujets traités qui me donne envie lire porte sur la santé mentale. Effectivement aux yeux de beaucoup de femme noire d’une génération cette situation semble tabou. Merci pour ton article.

    1. Merci Ingrid pour ton retour.
      Je pense que tu vas beaucoup apprécier ce livre car le sujet de la dépression est très bien traité.
      A travers Queenie, l’auteure nous montre combien il est nécessaire de prendre soin de soi et de se prioriser!
      Surtout en tant que Femme Noire qui vit en Occident…
      A très vite.

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