Phenomenal Woman Sororité

Porter sa voix et soigner ses racines

L’onde de choc : Quand le silence devient mortel

Le 26 janvier 2026, le temps s’est figé au Sénégal, dans la diaspora africaine et partout dans le monde.

La disparition d’Halima Gadji à l’âge prématuré de 36 ans n’est pas seulement une perte pour le cinéma ; C’est un séisme intime pour toutes celles qui se voyaient en elle.

Cette disparition soudaine a agi comme un miroir brisé pour beaucoup de femmes afro-descendantes.

Derrière l’icône, il y avait une femme qui avait choisi de ne plus porter de masque.

Elle a payé le prix fort de son exposition, subissant les jugements cruels pour ses rôles et la pression permanente des réseaux sociaux.

Briser les brèches => En 2021, dans son documentaire Don’t Call Me Fire, elle a fait ce que peu d’actrices africaines osaient : Elle a nommé la dépression, le « body shaming » et les traumatismes ancrés et trop souvent invisibles.

Elle a osé dire tout haut ce que nos sociétés nous imposent de murmurer, payant le prix fort face aux jugements et à la pression sociale constante.

Elle a parlé de race, d’identité et de la difficulté de grandir entre deux cultures. Halima n’était pas juste « forte » ; Elle était vraie.

Son héritage nous crie une urgence et ses paroles ont ouvert des brèches dans lesquelles nous nous engouffrons aujourd’hui pour ne plus mourir de nos silences.

Le Massalha Tea Thérapie, un cercle de paroles bienveillant et libérateur où la notion de « valise » n’est plus une fatalité

C’est avec cette résonance en moi que j’ai rejoint le cercle Massalha Tea Thérapie de la sociothérapeute Mariame Fofana.

Le thème du jour — Blessures d’enfance & Famille sacrée — m’a percutée.

Ce thème n’était pas qu’un simple intitulé : C’était une invitation à plonger dans ce qui nous constitue.

Ce qui m’a marquée, c’est cette approche transculturelle unique.

En tant que femmes de la diaspora africaine, nos blessures sont souvent à l’intersection de plusieurs mondes, et Mariame a su créer ce cadre sécurisant où chaque culture est une clé de compréhension plutôt qu’un obstacle.

Le format du cercle, ce triptyque « déposer, partager, respirer » a agi comme un baume réparateur.

J’y suis entrée avec une « valise » lestée d’injonctions à la résilience, souvent en lien avec mon propre vécu familial, et j’en suis repartie remplie de grâces.

Voir la thématique des blessures d’enfance résonner dans le regard d’autres femmes m’a rappelé que nos histoires ne sont pas des fardeaux individuels, mais des fils d’une même trame.

Pendant cet après-midi, dans ce cocon, j’ai réalisé que ma vulnérabilité était ma plus grande force.

Les messages des autres participantes reçus après la séance — parlant de cette sensation d’être « enfin comprise » et de « repartir plus légère » — prouvent que nous avons un besoin vital de ces espaces.

Pour aller à la source de cette réflexion sur nos lignées, je vous invite à écouter la dernière analyse de Mariame sur la sacralité familiale :

Transmettre une autre force => Ce combat pour la santé mentale, je le mène aussi pour les générations futures.

Cette libération de la parole doit devenir notre héritage.

C’était le sens de ma discussion avec Alexandra Lacroix (@WeAreChipies sur Instagram), maman de Rose, une petite fille de deux et demi et créatrice du podcast « Pas Sages ».

J’ai été invitée à partager sur ce podcast mon expérience de maman de deux enfants Noirs en France.

J’ai surtout partagé mon quotidien de maman d’une petite fille Noire de cinq ans, qui se questionne pour protéger mes enfants au maximum, sans pour autant les étouffer.

Nous avons exploré les défis d’élever une petite fille Noire en 2026 : Comment élever des filles Noires qui s’autorisent à être fragiles ? Comment leur apprendre à ne pas subir les jugements qu’Halima Gadji a tant combattus?

La réponse réside dans notre capacité à soigner nos propres racines pour leur offrir une terre plus légère.

Nous leur devons de soigner nos propres blessures pour ne pas leur transmettre nos fardeaux.

Voici ci-dessous le lien pour découvrir l’épisode du Podcast :

Conclusion: Le mouvement de la vie

Halima a ouvert des brèches pour que nous ne soyons plus seules.

Le cercle de Mariame nous a appris à transformer ces brèches en espaces de guérison.

Ne nous arrêtons pas! Cherchons notre safe place

En mémoire d’Halima, pour nous, et pour celles qui viennent, déposons nos valises et restons en mouvement.

La parole n’est pas un luxe, c’est notre survie.

kidji

"Always higher and further together!" N'ayons pas peur de rêver et de voir la vie en GRAND!
Kidjiworld est un blog qui vous fait rentrer dans mon univers.
Joyeuse et optimiste dans la vie, je tente de faire en sorte que cela transparaisse dans mes lignes que je vous livre ici.
A très vite!

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